L'usine, nouvel idéal professionnel
Curieux à quel point le développement du chômage de masse a modifié le regard porté sur le monde du travail. Ainsi, si le "travail à l'usine" a longtemps été considéré avec un certain dédain, il semble aujourd'hui représenter un véritable idéal professionnel pour de nombreuses personnes.
Lorsque nous nous réunissons, avec des demandeurs d'emploi, pour discuter de leurs difficultés et de leurs souhaits, il est frappant de constater que beaucoup aspirent à "rentrer à l'usine".
Ce souhait est d'autant plus surprenant que les emplois industriels se raréfient dans notre pays, et que les chances d'y obtenir un poste autre que précaire s'amenuisent en conséquence.
D'où vient alors cet attrait pour les métiers ouvriers ? La réponse est claire : stabilité des horaires, paye régulière, contexte de travail sécurisant.
Il n'est en fait pas si étonnant de constater que les personnes qui connaissent de grandes difficultés d'insertion professionnelle sont justement des personnes qui ont besoin de stabilité et de sécurité. Et qui se trouvent donc largement démunies et fragilisées face à un marché du travail instable et précaire.
Cet élément contribue sans doute à expliquer le fait que les métiers dits "en tension" soient largement délaissés par les chômeurs de longue durée : métiers du bâtiment, de la restauration ou du service à la personne... Autant de secteurs d'activité avec des horaires souvent décalés, des conditions de travail dures, une activité saisonnière ou à temps partiel, d'où une rémunération irrégulière.
Autant de critères qui éliminent nombre de demandeurs d'emploi, principalement parmi les plus éloignés de ce qu'on appelle "l'employabilité". Et il y a sans doute un vrai paradoxe à vouloir régler le problème du chômage par des emplois inadaptés aux chômeurs...
Lorsque nous nous réunissons, avec des demandeurs d'emploi, pour discuter de leurs difficultés et de leurs souhaits, il est frappant de constater que beaucoup aspirent à "rentrer à l'usine".
Ce souhait est d'autant plus surprenant que les emplois industriels se raréfient dans notre pays, et que les chances d'y obtenir un poste autre que précaire s'amenuisent en conséquence.
D'où vient alors cet attrait pour les métiers ouvriers ? La réponse est claire : stabilité des horaires, paye régulière, contexte de travail sécurisant.
Il n'est en fait pas si étonnant de constater que les personnes qui connaissent de grandes difficultés d'insertion professionnelle sont justement des personnes qui ont besoin de stabilité et de sécurité. Et qui se trouvent donc largement démunies et fragilisées face à un marché du travail instable et précaire.
Cet élément contribue sans doute à expliquer le fait que les métiers dits "en tension" soient largement délaissés par les chômeurs de longue durée : métiers du bâtiment, de la restauration ou du service à la personne... Autant de secteurs d'activité avec des horaires souvent décalés, des conditions de travail dures, une activité saisonnière ou à temps partiel, d'où une rémunération irrégulière.
Autant de critères qui éliminent nombre de demandeurs d'emploi, principalement parmi les plus éloignés de ce qu'on appelle "l'employabilité". Et il y a sans doute un vrai paradoxe à vouloir régler le problème du chômage par des emplois inadaptés aux chômeurs...
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